Que signifie ASTRID ? L'histoire derrière le réseau de nos services de secours
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Que signifie ASTRID ? L'histoire derrière le réseau de nos services de secours

Roel De Frene

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04 Sep 2026·4 min de lecture

Tout le monde dans le secteur de la sécurité connaît ASTRID. Mais peu de gens savent ce que ce nom signifie réellement, pourquoi le réseau a vu le jour, et quels événements en ont rendu la nécessité douloureusement évidente. Il est temps de l'expliquer clairement — car derrière ces cinq lettres se cache une histoire de collaboration, de sécurité et de communication qui ne doit jamais faire défaut.

Que signifie ASTRID ?

ASTRID est un acronyme. En toutes lettres :

All-round Semi-cellular Trunking Radio communication system with Integrated Dispatchings

Traduit librement : un système de radiocommunication polyvalent et semi-cellulaire, avec dispatching intégré. En langage courant, ASTRID est le réseau radio sécurisé qui permet à la police, aux pompiers, aux services d'ambulance et aux autres services de secours et de sécurité de Belgique de communiquer entre eux. Un seul réseau, pour tous ceux qui veillent à notre sécurité.

Aujourd'hui, ASTRID dessert quelque 750 organisations différentes : toutes les zones de police, tous les corps de pompiers et la plupart des services de secours et de sécurité du pays. Le réseau fournit quatre services de base : radiocommunication, paging, solutions de dispatching et une offre mobile voix et data.

Pourquoi ASTRID a-t-il été créé ?

ASTRID a été créé en 1998, en exécution de la loi du 8 juin 1998, sous la forme d'une société anonyme de droit public, à l'initiative des autorités fédérales et locales. L'objectif était aussi simple qu'essentiel : construire un réseau de communication commun pour l'ensemble des services de secours et de sécurité.

Car c'est là que le bât blessait. Avant ASTRID, chaque service travaillait avec son propre système radio : la police avait le sien, les pompiers un autre, les services médicaux encore un autre. Ces systèmes étaient incompatibles entre eux. Concrètement : lors d'une intervention majeure, un pompier et un policier côte à côte ne pouvaient tout simplement pas se joindre par radio. Chacun sur son propre canal, sur sa propre île.

Au moment où la collaboration compte le plus — lors d'une catastrophe — les services qui devaient agir ensemble ne pouvaient pas s'entendre.

Le drame du Heysel : une leçon douloureuse sur la communication

À quel point cette communication était cruciale — et défaillante — est apparu tragiquement dans notre pays lors de catastrophes comme le drame du Heysel en 1985. Le 29 mai de cette année-là, 39 personnes ont perdu la vie lors d'émeutes précédant la finale de la Coupe d'Europe au stade du Heysel.

Lors de ce type de situations d'urgence à grande échelle, le même constat revenait : les services de secours qui devaient travailler épaule contre épaule ne pouvaient pas communiquer aisément entre eux. Des systèmes radio différents, pas de canaux partagés, pas de coordination intégrée. C'est précisément ce type de fragmentation qu'un réseau moderne et partagé comme ASTRID devait éliminer à partir de 1998.

Une nuance importante : ASTRID n'a pas été créé « à cause » d'une catastrophe précise. Mais des événements comme le drame du Heysel illustrent bien pourquoi un réseau de communication commun et fiable pour les services de secours n'est pas un luxe, mais une nécessité.

22 mars 2016 : la leçon qui s'est répétée

Que la communication des services de secours soit cruciale — et vulnérable — est réapparu le 22 mars 2016, lors des attentats de Zaventem et de la station de métro bruxelloise Maelbeek. Dans le chaos qui a suivi, les réseaux mobiles commerciaux ont été totalement saturés : en raison de l'énorme pic d'appels, les GSM ordinaires ne parvenaient presque plus à se connecter.

C'est précisément à ce moment-là que la communication des services de secours ne doit pas faire défaut. Cet événement a souligné l'importance d'une communication prioritaire et garantie pour ceux qui doivent maîtriser la situation d'urgence. ASTRID propose à cet effet notamment Blue Light Mobile : un service qui donne aux services de secours, via une seule carte SIM, un accès prioritaire aux trois réseaux mobiles belges — même en cas de saturation extrême du réseau public.

Le fil rouge : une couverture qui ne doit jamais faillir

De 1985 à aujourd'hui, un fil rouge traverse cette histoire : quand tout se joue, la communication des services de secours doit fonctionner. Toujours. Partout. Y compris aux endroits où un signal pénètre le plus difficilement.

Et c'est là que se situe le défi de notre époque. Le réseau ASTRID couvre parfaitement la Belgique à l'extérieur, mais les bâtiments modernes — avec leur béton armé, leur verre à haut rendement et leur épaisse isolation — bloquent les signaux radio. Dans les parkings souterrains, les tunnels, les hôpitaux et les immeubles de grande hauteur, le signal ASTRID disparaît souvent à l'intérieur. Et c'est précisément là qu'il compte le plus pour une équipe d'intervention.

Chez Mercuron, nous veillons à ce que le signal ASTRID fonctionne aussi de manière fiable à l'intérieur. Nous mesurons, concevons et installons des systèmes de couverture intérieure qui captent, amplifient et répartissent le signal de manière homogène — de la cave au dernier étage. Pour que les services de secours puissent communiquer là où cela compte.

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Vous gérez ou construisez un bâtiment où la couverture ASTRID intérieure joue un rôle — un hôpital, un parking, un immeuble de grande hauteur ou un bâtiment public ? Demandez une analyse sans engagement. Nous examinons où le signal disparaît et comment l'amener de manière fiable à l'intérieur. Car une communication fiable pour les services de secours commence par une couverture toujours présente.